Les marchés pétroliers ont été soutenus ce jeudi par plusieurs facteurs. Des rumeurs de possible opération militaire américaine contre l’Iran avant les élections de mi‑mandat ont alimenté les spéculations, mais le président Trump a rapidement démenti toute intention d’action, ce qui a limité les craintes de tension supplémentaire. Parallèlement, l’ouragan Isaias a entraîné la mise à l’arrêt d’environ 63 % de la production de brut dans le golfe du Mexique, affectant aussi une partie de la production de gaz naturel et plusieurs raffineries situées sur la trajectoire prévue de la tempête.
Ces deux éléments se sont combinés avec d’autres développements mondiaux : la France prévoit de libérer 10 millions de barils de diesel de ses réserves d’urgence, les pays du G7 ont annoncé le déploiement de 100 millions de barils de leurs stocks stratégiques, et l’OPEP+ maintient ses quotas de production pour novembre. En même temps, la Russie continue d’interdire l’exportation de certains carburants, tandis que la Chine restreint ses exportations de produits pétroliers. L’ensemble de ces facteurs crée une dynamique globalement positive pour les cours du pétrole, même si les incertitudes géopolitiques et les risques liés à l’ouragan maintiennent une certaine volatilité.
En Suisse, les prix indicatifs du mazout de chauffage restent sous pression. La combinaison d’une offre mondiale tendue et des anticipations de hausse des coûts de production se traduit par une orientation à la hausse des prix domestiques, même si les récentes déclarations de désescalade aux États‑Unis offrent un léger répit. Les consommateurs peuvent donc s’attendre à ce que les tarifs du mazout restent élevés dans les prochains jours.

