L’escalade militaire totale au Moyen-Orient et des décisions stratégiques majeures sur les produits raffinés provoquent une panique généralisée sur les bourses mondiales, propulsant les cours à des niveaux critiques.
La situation a basculé hier lorsque le président américain Donald Trump a officiellement déclaré que la trêve provisoire avec l’Iran était terminée. En réponse aux affrontements, l’armée américaine a intensifié ses frappes aériennes, ciblant notamment Bandar Abbas, le plus grand port iranien et base névralgique des Gardiens de la révolution. Téhéran a répliqué en frappant des bases américaines au Koweït et à Bahreïn. Conséquence directe de cette guerre ouverte : le trafic des navires-citernes dans le détroit d’Ormuz s’est presque totalement arrêté, les armateurs jugeant le passage trop dangereux.
Le marché des produits raffinés (mazout, diesel), déjà sous forte tension, a reçu un second choc majeur mercredi soir. Moscou a annoncé l’instauration d’une interdiction totale et immédiate sur toutes ses exportations de diesel afin de préserver son marché intérieur. Cette décision menace de perturber l’approvisionnement mondial en pétrole de manière critique. Les données hebdomadaires du DOE américain publiées hier ont parallèlement confirmé un recul des stocks de carburant, alimentant une hausse explosive des prix à la bourse de Londres.
Sur le marché intérieur suisse, les conséquences sont immédiates. L’envolée historique de plus de 125 dollars de la tonne de gasoil hier à Londres entraîne une forte hausse des prix du mazout ce matin.

