Le marché pétrolier repart nettement à la hausse, effaçant une grande partie de la baisse enregistrée en début de semaine. L’espoir d’une résolution rapide autour du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz s’est rapidement dissipé. Téhéran a posé de nouvelles conditions strictes, notamment l’interdiction de passage pour les navires liés aux États-Unis ou à Israël, ainsi que l’imposition de frais de transit pour les navires de pays considérés comme « hostiles ».
Ces exigences sont jugées inacceptables par Washington, qui réclame un retour à la libre circulation des navires, sans taxes ni restrictions. À cette impasse s’ajoutent de nouvelles attaques iraniennes signalées dans la nuit près de l’île de Qeshm, ainsi qu’une offensive d’envergure menée au Yémen par les rebelles houthis contre les forces gouvernementales soutenues par l’Arabie saoudite. Par ailleurs, de nouvelles attaques de drones ukrainiens ont touché deux raffineries russes, accentuant encore les tensions sur l’approvisionnement en carburants.
Cette nouvelle montée des tensions se fait directement sentir sur le contrat ICE Gasoil, dont le prix est reparti fortement à la hausse. Ce mouvement se répercute sur les coûts d’approvisionnement en Suisse. Par conséquent les prix indicatifs du mazout de chauffage enregistrent une hausse sensible ce vendredi matin.

