Le marché pétrolier entame la semaine et le mois d’août par une baisse marquée. Ce repli est principalement alimenté par l’espoir d’une désescalade au Moyen-Orient. Donald Trump a annoncé la tenue de nouvelles négociations avec Téhéran, après avoir annulé une frappe militaire majeure. Les discussions doivent porter en priorité sur la liberté de circulation dans le détroit d’Ormuz. Bien que l’Iran tempère cet enthousiasme et rappelle qu’aucun accord durable n’a été trouvé ces derniers mois, cette ouverture diplomatique apaise les craintes d’une perturbation de l’approvisionnement en pétrole.
En parallèle, plusieurs facteurs d’offre renforcent cette tendance à la baisse. L’OPEP+ a validé ce week-end une nouvelle augmentation de sa production, marquant la fin théorique des coupes volontaires et préparant le terrain à une hausse des volumes lorsque la situation se stabilisera. De plus, le Kazakhstan a repris ses exportations de pétrole via le terminal CPC en mer Noire, tandis que l’Irak et la Turquie ont renouvelé leur accord sur un oléoduc afin de sécuriser des voies d’exportation alternatives.
Le recul du contrat ICE Gasoil, la référence européenne pour le diesel et le mazout, se répercute rapidement sur le marché suisse. Les coûts d’approvisionnement diminuent en ce début de semaine et les prix indicatifs du mazout de chauffage affichent une baisse sensible ce matin par rapport à vendredi.

