Info Mazout du 29 juillet

La brève période de calme géopolitique a pris fin brutalement cette nuit, provoquant une nouvelle flambée des cours du brut et des produits raffinés. Les espoirs d’une avancée diplomatique entre Washington et Téhéran se sont dissipés face à une nouvelle vague d’attaques au Moyen-Orient. Les Gardiens de la révolution iraniens (CGRI) ont tiré des missiles balistiques contre une base aérienne et un centre de commandement américains en Jordanie, tandis que trois pétroliers auraient été touchés et stoppés. En réplique, les forces américaines et saoudiennes ont ciblé des groupes affiliés aux CGRI en Irak.

Par ailleurs, l’Iran a rejeté une proposition d’Oman visant un contrôle conjoint du détroit d’Ormuz, exigeant le contrôle total de la voie d’entrée et partiel de la voie de sortie. Le transit maritime dans le détroit restant extrêmement réduit et le blocus houthi se poursuivant en mer Rouge, les risques de ruptures d’approvisionnement reviennent au premier plan.

À ces tensions géopolitiques s’ajoutent plusieurs facteurs qui soutiennent les prix. Le rapport de l’API publié mardi soir montre une baisse plus importante que prévu des stocks de pétrole aux États-Unis. Dans le même temps, la Russie prolonge son interdiction d’exporter de l’essence jusqu’à la fin de l’année et la production reste perturbée en Libye. Les marchés attendent désormais le rapport officiel du Département américain de l’Énergie (DOE), puis la décision de la Réserve fédérale sur les taux d’intérêt.

La forte hausse du contrat ICE Gasoil, la référence européenne pour le prix du diesel et du mazout, ainsi que les tensions géopolitiques, continuent de faire grimper les coûts d’approvisionnement. En conséquence, les prix indicatifs du mazout de chauffage en Suisse affichent une nouvelle hausse ce matin.