Nous entamons cette nouvelle semaine dans une impasse totale. Malgré les tentatives de médiation, le détroit d’Ormuz reste verrouillé et le choc d’offre physique commence à peser lourdement sur les prévisions économiques mondiales.
La situation au golfe Persique est figée. Si la trêve au Liban a été prolongée, aucun dialogue direct n’a eu lieu ce week-end entre Washington et Téhéran. La délégation américaine ne s’est même pas rendue à Islamabad. Ce matin, une lueur d’espoir apparaît toutefois : l’Iran aurait soumis une nouvelle proposition pour rouvrir Ormuz et stopper la guerre, à condition de reporter les discussions sur le nucléaire à plus tard. Donald Trump doit réunir son conseil de sécurité nationale ce lundi pour examiner cette offre.
Face à la persistance du blocage, la banque Goldman Sachs a nettement revu à la hausse ses prévisions. Elle estime que la production au golfe Persique a chuté de 14,5 millions de barils par jour, provoquant un épuisement des stocks mondiaux à un rythme record. La banque prévoit désormais un Brent moyen à 90 dollars au quatrième trimestre (contre 80 auparavant) et prévient que ce choc d’offre est le plus grave de l’histoire, surpassant toutes les crises précédentes.
Le conflit, qui entre dans sa neuvième semaine, provoque des pénuries concrètes de kérosène et de gaz liquide. Des compagnies aériennes comme Lufthansa ont déjà commencé à réduire leurs programmes de vols. Les analystes estiment que le Brent va désormais se stabiliser durablement au-dessus des 100 dollars, avec une fourchette pouvant aller jusqu’à 115 dollars en cas d’escalade régionale.
La situation est donc à la stabilité précaire ce lundi matin. On anticipe donc des prix du mazout quasi inchangés par rapport à vendredi.

