Les marchés pétroliers restent marqués par de fortes tensions autour du détroit d’Ormuz, malgré quelques signaux d’apaisement sur l’offre. En marge de l’Assemblée générale de l’ONU, l’Iran conditionne le rétablissement de la libre navigation à la fin de la présence militaire américaine et à l’allègement des sanctions économiques. Si le redémarrage effectif de l’important oléoduc Est-Ouest en Arabie saoudite permet de sécuriser à nouveau certains flux vers la mer Rouge, les craintes de perturbations logistiques persistent. De plus, la situation reste tendue sur le marché des produits raffinés, accentuée par des blocages d’infrastructures en Libye et des discussions à Washington autour d’éventuelles restrictions sur les exportations américaines de diesel.
Après un net rebond lors de la séance précédente soutenu par de solides indicateurs économiques aux États-Unis, les cours du brut marquent le pas ce matin. Les opérateurs réévaluent la prime de risque géopolitique dans l’attente d’une hypothétique percée diplomatique, bien que les exigences de Washington et de Téhéran demeurent très éloignées. L’attention se tourne également vers les échanges prévus entre les dirigeants américain et chinois, la Chine demeurant un acheteur clé d’or noir dans la région. Cette atmosphère d’attente tempère les récentes impulsions haussières et maintient une forte volatilité sur les places boursières.
En Suisse, le marché du mazout de chauffage est pour le moment en quête d’une trajectoire claire ce jeudi matin. Après la hausse constatée hier, le contrat de référence ICE Gasoil enregistre un léger repli lors des premiers échanges. Cette hésitation à l’international freine la dynamique de hausse, laissant entrevoir des prix indicatifs pour le mazout de chauffage relativement stables ou en légère détente par rapport aux niveaux atteints hier après-midi.

