L’actualité pétrolière est marquée par des signaux contrastés sur le front de l’approvisionnement mondial. Alors que l’Arabie saoudite a annoncé le redémarrage de son oléoduc Est-Ouest et que l’Iran propose une réouverture progressive du détroit d’Ormuz, de nouvelles perturbations sont apparues en Libye en raison de tensions armées sur le gisement de Sharara. Par ailleurs, la baisse marquée des stocks de produits raffinés aux États-Unis vient rappeler les pressions persistantes sur la disponibilité des distillats moyens, malgré une hausse inattendue des réserves de brut.
Sur le plan diplomatique, l’attention se tourne vers l’Assemblée générale des Nations unies, où les discussions se multiplient pour apaiser les crises au Moyen-Orient. Le discours oscillant du président américain entre menaces d’escalade et ouverture aux négociations entretient une certaine volatilité sur les marchés. Cette dynamique d’apaisement diplomatique a entraîné une nette baisse des cours du pétrole brut, bien que les produits raffinés aient inversé la tendance en fin de journée pour repartir à la hausse.
En Suisse, les prix du mazout repartent à la hausse malgré le recul du pétrole brut. Le contrat ICE Gasoil, la référence européenne pour le diesel et le mazout, a progressé hier en fin de journée et poursuit sa hausse ce matin. Cette évolution entraîne donc légère hausse des prix ce matin.

