La semaine se conclut sur une note particulièrement nerveuse, entre doutes et espoirs. Si les négociations diplomatiques s’enlisent dans des détails techniques complexes, le plongeon des cours hier soir à Londres offre une nouvelle séance de répit.
Le prétendu accord imminent entre Washington et Téhéran ressemble de plus en plus à un mirage diplomatique. Bien qu’un texte américain ait permis de réduire les divergences, deux points de blocage majeurs sont apparus :
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Le nucléaire : L’Ayatollah Khamenei aurait ordonné que les stocks d’uranium enrichi restent sur le sol iranien, ce qui est inacceptable pour Washington.
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Le péage d’Ormuz : Donald Trump et Marco Rubio ont fermement rejeté un projet de taxe de passage que l’Iran tente de mettre en place avec l’Oman, les États-Unis exigeant une gratuité totale dans ce détroit international. Comme à son habitude, Trump a soufflé le chaud et le froid en réitérant ses menaces de frappes militaires imminentes si Téhéran ne pliait pas.
Malgré le blocus persistant qui prive le marché mondial de 14 % de son offre quotidienne (soit 14 millions de barils par jour provenant d’Arabie Saoudite, du Koweït ou d’Irak), l’OPEC+ maintient son calendrier théorique. Le cartel prévoit d’annoncer début juin une hausse de production de 188 000 barils par jour pour le mois de juillet. Une goutte d’eau purement symbolique qui ne compensera pas la fonte record des réserves mondiales mise en lumière par Goldman Sachs.
La glissade des cours internationaux enregistrée hier en fin de journée se répercute très favorablement sur les prix ce matin. On anticipe une nouvelle baisse des prix du mazout par rapport à jeudi matin.

