Info Mazout du 21 mai

Une analyse choc de Goldman Sachs révèle que les réserves mondiales de brut et de produits raffinés fondent à une vitesse inédite : -8,7 millions de barils par jour depuis le début du mois de mai. Ce rythme, deux fois supérieur à celui d’avant-guerre, est lié au blocus d’Ormuz (le trafic n’étant qu’à 5 % de son niveau normal). L’AIE et le rapport officiel américain du DOE confirment cette extrême raideur de l’offre. Les experts préviennent que même si le conflit s’arrêtait aujourd’hui, le marché resterait sous-approvisionné au moins jusqu’en octobre et les stocks de produits raffinés tomberont sous leurs plus bas en 5 ans dès le mois de juin.

Malgré ce tableau physique critique, ce sont les déclarations politiques qui dictent la tendance. Donald Trump a affirmé hier soir que les États-Unis étaient entrés dans la phase finale des négociations avec l’Iran. Tout en maintenant ses menaces d’actions en cas d’échec, le président américain s’est montré optimiste sur la conclusion d’un accord. Portés par l’espoir d’une réouverture rapide du détroit d’Ormuz et par quelques flux de pétroliers autorisés vers la Chine et l’Inde, les traders ont massivement liquidé leurs positions à la hausse.

La situation fondamentale à moyen terme reste haussière en raison de l’épuisement des stocks. Cependant, à court terme, la psychologie du marché est devenue ultra-sensible à l’espoir d’un accord. Si un deal se concrétise, la donne basculera instantanément vers un marché baissier.

La dégringolade des cours internationaux enregistrée mercredi en seconde moitié de journée offre des perspectives réjouissante ce matin, avec une baisse conséquente des prix du mazout.