Le marché pétrolier mondial reste très incertain. D’une part, les États-Unis, sous l’impulsion du président Trump, ont suspendu temporairement les droits de douane prévus sur le pétrole russe, tandis que les combats entre les rebelles houthi et la coalition saoudienne s’intensifient, avec de nouvelles attaques signalées contre des installations pétrolières saoudiennes. Ces deux développements maintiennent une pression sur l’offre, même si les États‑Unis affirment que les exportations via le détroit d’Hormuz restent proches de leurs niveaux d’avant‑guerre.
Parallèlement, les exportations d’Irak ont repris, atteignant plus de 3,4 millions de barils par jour, grâce à la diversification des routes de transport, notamment les pipelines vers la Turquie et les livraisons routières via la Syrie. Malgré cette amélioration, le risque d’interruptions reste élevé, les attaques contre les pétroliers et les installations énergétiques dans la région du Golfe augmentant la prime de risque que les acteurs du marché intègrent dans leurs évaluations. En conséquence, les cours du brut restent proches de leurs plus hauts niveaux récents, soutenus par la volatilité géopolitique.
En Suisse, cette conjoncture se traduit par une dynamique haussière des prix indicatifs du mazout de chauffage. Les indicateurs montrent que les prix restent sous pression et que les augmentations observées en fin de journée se maintiennent, reflétant l’incertitude mondiale et la prime de risque élevée. Les consommateurs peuvent donc s’attendre à ce que les tarifs du mazout restent élevés dans les prochains jours.

