Les dernières heures du mois d’octobre ont vu les contrats à terme sur le pétrole évoluer dans un contexte global plutôt favorable, même si les attentes d’une pause des attaques ukrainiennes contre les installations russes et les déclarations du président américain Donald Trump, qui préfère donner plus de temps à la diplomatie avec l’Iran, ont laissé les acteurs du marché prudents. Les récents incidents de navires dans le détroit d’Hormuz, ainsi que les nouvelles attaques signalées contre des installations saoudiennes et une raffinerie russe, ont toutefois soutenu une dynamique positive sur les cours du brut.
Parallèlement, les discussions diplomatiques entre les États‑Unis, Israël et l’Iran, ainsi que les pourparlers entre l’Iran et le Qatar, ont créé une légère détente qui a fait baisser les prix du pétrole brut en début de semaine. Cependant, les analystes rappellent que les tensions restent élevées, notamment à cause des menaces de nouvelles frappes après les élections américaines et des risques liés aux attaques ukrainiennes sur les installations russes. Du côté de l’OPEP+, les sept pays participants ont confirmé le maintien de leurs quotas de production pour décembre, une décision attendue qui ne devrait pas modifier la trajectoire des cours à court terme.
En Suisse, ces évolutions se traduisent par une pression persistante sur les prix indicatifs du mazout de chauffage. Malgré un léger potentiel de baisse observé ce matin par rapport à la veille, le marché reste volatile et les prix restent sous pression, reflétant les incertitudes mondiales et les coûts de transport élevés liés aux tensions au Moyen‑Orient.

