Toujours aucun signe d’apaisement ne se dessine entre Washington et Téhéran aujourd’hui. Donald Trump a confirmé qu’aucune discussion n’était prévue à ce stade, tandis que l’Iran maintient de fait la fermeture du détroit d’Ormuz. Les perturbations provoquées par le conflit privent ainsi le marché mondial d’une quantité importante de pétrole. Pour tenter de contourner le détroit, l’Irak a approuvé un plan d’urgence de trois mois visant à réorienter une partie de ses exportations vers la Turquie via l’oléoduc Kirkouk-Ceyhan dès le mois de septembre. Cette solution ne permettra toutefois de compenser qu’une partie des volumes actuellement bloqués.
Les dernières données américaines ajoutent également de la pression. Le rapport hebdomadaire de l’API montre une baisse des stocks de pétrole, mais aussi des réserves de diesel et d’essence aux États-Unis. Les stocks d’essence sont particulièrement faibles pour cette période de l’année, ce qui entretient les inquiétudes sur l’approvisionnement en carburants. À cela s’ajoute une nouvelle attaque ukrainienne contre un pétrolier en mer Noire. Les chiffres officiels du Département américain de l’Énergie (DOE), attendus cet après-midi, permettront de confirmer ou non la baisse des stocks américains.
En Suisse, la situation offre néanmoins un petit répit ce matin. Malgré des prix du pétrole et du gasoil toujours élevés, le contrat ICE Gasoil a légèrement reculé après les hausses de mardi. Ce mouvement permet aux prix indicatifs du mazout de chauffage de repartir subtilement à la baisse ce matin par rapport à mardi.

