Le marché pétrolier entame cette nouvelle semaine sous une pression extrême. L’espoir d’une accalmie s’est totalement envolé après l’échec du sommet de Pékin et une série d’attaques ce week-end, propulsant à nouveau les cours vers les sommets.
Le sommet entre Donald Trump et Xi Jinping s’est achevé vendredi sans aucun résultat concret sur la crise du Golfe, effaçant les espoirs des investisseurs. La situation a également dégénéré ce week-end avec de nouvelles attaques de drones attribuées à l’Iran. Si l’Arabie Saoudite a réussi à intercepter les menaces, une frappe a touché une centrale nucléaire aux Émirats arabes unis (EAU), y déclenchant un incendie. Cette extension du conflit aux infrastructures critiques des alliés de Washington ravive la peur d’une guerre régionale totale.
Face à cette escalade, la réponse de la Maison-Blanche ne s’est pas fait attendre. Donald Trump s’est réuni ce week-end avec ses plus hauts responsables de la sécurité (dont le vice-président JD Vance et le directeur de la CIA John Ratcliffe) pour évaluer la situation. Une nouvelle réunion est prévue mardi pour analyser des options militaires concrètes.
Depuis le début des hostilités fin février, les prix du brut ont bondi de plus de 50 %. Le blocage prolongé du détroit d’Ormuz force les pays producteurs à brider leur production, tandis que l’AIE tire la sonnette d’alarme sur la fonte historique des réserves mondiales. Les experts préviennent qu’une hausse durable des prix de l’énergie pourrait forcer les banques centrales à maintenir des taux d’intérêt élevés, menaçant la croissance économique mondiale.
Le répit accordé par le pont de l’Ascension est terminé. La forte poussée des cours mondiaux vendredi soir et ce lundi matin se répercute directement sur les prix du mazout qui connaissent une hausse ce matin.

