Le marché pétrolier termine la semaine sur une note d’espoir prudent. Si la situation sur le terrain reste précaire, une série d’annonces diplomatiques majeures a permis de freiner l’envolée des cours observée hier, ramenant le Brent sous la barre des 100 dollars.
Donald Trump a créé la surprise hier en affirmant qu’un accord avec Téhéran pourrait être conclu très bientôt, rendant inutile une prolongation formelle de la trêve actuelle. Selon le président américain, l’Iran aurait fait des concessions historiques, proposant de renoncer à l’arme nucléaire pendant 20 ans et de remettre son stock d’uranium enrichi aux États-Unis. Bien que Téhéran n’ait pas officiellement confirmé ces détails, l’idée d’un accord d’entente semble gagner du terrain, ce qui rassurerait les marchés sur une normalisation progressive.
Un cessez-le-feu de 10 jours a débuté ce vendredi entre Israël et le Liban. Pour Téhéran, l’arrêt des hostilités contre le Hezbollah était une condition non négociable pour poursuivre les discussions avec Washington. Malgré des rapports faisant état de violations isolées ce matin dans le sud du Liban, cette trêve est perçue comme un signal fort de désescalade, indispensable à la réussite des négociations prévues ce week-end.
Si la diplomatie avance, les flux physiques de pétrole restent gravement perturbés. Le détroit d’Ormuz n’est toujours pas ouvert au trafic normal. Une proposition iranienne serait à l’étude : autoriser le passage des navires à condition qu’ils restent strictement dans les eaux omanaises. Par ailleurs, la menace iranienne sur la mer Rouge et le renforcement des sanctions américaines contre les réseaux de commercialisation de Téhéran maintiennent une prime de risque sur les prix, car l’offre globale demeure extrêmement tendue.
A ce stade, la situation se montre plutôt stable. Les prix du mazout s’annonce donc similaire à hier pour ce vendredi matin.

