La semaine démarre sous haute tension. En cause, un week-end marqué par une nouvelle et violente escalade militaire au Moyen-Orient, effaçant l’accalmie de vendredi et propulsant les cours vers le haut dès l’ouverture des marchés.
La situation s’est lourdement dégradée au cours des dernières 48 heures. Dimanche, les forces américaines (CENTCOM) ont mené une nouvelle série de frappes aériennes et maritimes d’envergure, ciblant des dizaines de positions militaires et de radars côtiers en Iran pour protéger le trafic maritime. Téhéran a immédiatement répliqué en frappant des bases utilisées par les États-Unis à Bahreïn et en Jordanie. Pour la première fois depuis des semaines, l’Iran a également pris pour cible une plateforme pétrolière offshore koweitienne, faisant un blessé. En conséquence, les armateurs fuient la zone : selon les données de Kpler, seuls 6 navires ont traversé le détroit d’Ormuz dimanche, soit le niveau le plus bas depuis cinq semaines.
Au-delà de la crise au Moyen-Orient, le marché des produits distillés reste structurellement soutenu par le conflit en Europe de l’Est. De nouvelles attaques de drones ukrainiens ont ciblé le week-end dernier des infrastructures énergétiques et des raffineries en Russie. Ces perturbations continues sur le marché du carburant maintiennent les marges de raffinage du diesel et de l’essence à des sommets de quatre ans, accentuant la pression sur les prix à court terme.
Ce violent regain de tension internationale et l’envolée immédiate de près de 50 dollars sur la tonne de Gasoil à Londres se répercutent instantanément sur le marché suisse. Après le répit de la fin de semaine dernière, les prix du mazout en Suisse subissent une augmentation significative ce matin.

