Info Mazout du 8 mai

La semaine se termine dans une confusion totale ce vendredi 8 mai. Alors que l’espoir d’un accord diplomatique dominait mercredi, la réalité du terrain a repris ses droits avec de nouveaux affrontements directs entre les forces américaines et iraniennes dans le détroit d’Ormuz.

La situation a basculé jeudi lorsque des navires de guerre américains ont neutralisé des drones et des vedettes iraniennes ayant ouvert le feu lors de leur passage dans le détroit. En représailles, les États-Unis ont frappé des cibles militaires à l’intérieur de l’Iran. Téhéran crie à la violation de la trêve, tandis que Donald Trump, fidèle à lui-même, affirme qu’elle tient toujours tout en menaçant la République islamique d’un bombardement massif si un accord n’est pas signé rapidement.

D’un côté, le processus diplomatique (médiation pakistanaise, mémorandum d’entente) n’est pas officiellement mort, ce qui empêche les prix de s’envoler totalement. De l’autre, la réalité d’un détroit d’Ormuz zone de guerre et les frappes sur le sol iranien maintiennent une prime de risque géopolitique élevée. Le blocage reste quasi total, créant un choc d’offre sans précédent.

Malgré quelques rares navires escortés par les Émirats arabes unis, l’infrastructure pétrolière régionale est gravement perturbée. De nombreuses installations de production sont à l’arrêt forcé faute de pouvoir évacuer le brut. Les experts rappellent que même si la paix était signée demain, le retour à la normale des flux prendrait des semaines, voire des mois, alors que les stocks mondiaux sont au plus bas.

Après avoir ouvert en forte hausse suite aux attaques, les cours ont légèrement reflué mais restent très volatils. Le Brent se maintient autour de 101-102 dollars. Techniquement, la situation est neutre. Le marché attend du concret (accord signé ou reprise totale des hostilités) pour sortir de cette zone d’incertitude.

La journée de jeudi a été marquée par des fortes variations, mais la remontée des cours en fin de soirée amène une tendance haussière. Ce matin, on attend donc une hausse des prix du mazout.