Les résultats des élections de mi‑mandat aux États‑Unis, qui ont donné la majorité aux démocrates, ont ravivé l’espoir d’une désescalade du conflit avec l’Iran. Cette perspective a limité la pression baissière sur le brut, même si les incidents récents dans le détroit d’Ormuz, deux pétroliers incendiés et d’autres touchés par des mines, maintiennent un risque d’interruption des livraisons. Par ailleurs, la Chine signale des stocks de diesel très bas, ce qui freine ses exportations, et l’Arabie saoudite a rappelé la menace d’attaques contre le port de Yanbu, maintenant ainsi une incertitude sur l’offre du Moyen‑Orient.
Sur le plan économique, les marchés restent partagés : les prix du pétrole ont rebondi après une forte chute la veille, soutenus par des signaux d’achat sur le Brent et le WTI et par la libération de réserves stratégiques par le G7. Cependant, les analystes soulignent que la situation géopolitique demeure fragile, les négociations entre l’Iran et le Qatar n’ayant pas abouti et les États‑Unis envisageant encore des pressions militaires. Cette combinaison d’optimisme limité et de risques persistants conduit à une évaluation neutre du marché, avec une tendance à la hausse modérée mais une vigilance accrue.
En Suisse, les indicateurs de prix du mazout de chauffage reflètent cette dynamique : les prix indicatifs affichent une orientation à la hausse, soutenue par la remontée des cours internationaux du brut. Le marché intérieur reste toutefois sensible aux fluctuations, les hausses de prix étant déjà visibles dans les relevés du RPI Regio‑Preis‑Index. Les consommateurs peuvent donc s’attendre à une légère pression à la hausse sur le coût du chauffage dans les prochains jours.

