Le marché pétrolier reste sous haute tension ce mercredi, alors que le conflit au Proche-Orient entre dans son cinquième jour. Les cours repartent à la hausse ce matin, le baril de Brent se stabilisant au-dessus des 83 dollars.
Face à la paralysie du commerce maritime, Donald Trump a annoncé que la marine américaine était prête à escorter les pétroliers à travers le détroit d’Ormuz. Pour rassurer les armateurs, les États-Unis proposent également de fournir des assurances à des tarifs préférentiels, aucun assureur privé ne voulant plus couvrir la zone. Si cette annonce a temporairement freiné la hausse des prix, les experts restent sceptiques : une telle opération prendra du temps à se mettre en place et les navires escortés pourraient devenir des cibles privilégiées pour les missiles iraniens.
L’Iran a réitéré sa mise en garde, affirmant que le détroit d’Ormuz est en état de guerre et que plus de dix tankers ont déjà été visés. Parallèlement, l’offensive américano-israélienne se poursuit avec une nouvelle vague de frappes. Sur le plan de l’offre, l’impact est massif : le Qatar a suspendu sa production de GNL, l’Irak réduit ses volumes sur plusieurs champs majeurs et l’Arabie saoudite cherche désespérément des routes alternatives via la mer Rouge.
Les dernières statistiques de l’institut API montrent une hausse plus forte que prévu des stocks de brut aux États-Unis (+5,6 millions de barils). Dans un contexte normal, cela ferait baisser les prix, mais aujourd’hui, ces chiffres sont totalement éclipsés par les craintes de rupture physique de l’approvisionnement mondial.
Après les sommets atteints hier, les prix du mazout continuent à suivre une tendance haussière ce mercredi matin.

