Info Mazout du 26 mai

Après un long week-end de la Pentecôte particulièrement animé, la volatilité reste élevée, entre d’importants espoirs d’armistice, des frappes américaines nocturnes et de vives tensions en Europe de l’Est,

Les négociations diplomatiques menées par le Pakistan ont franchi un cap majeur. Les États-Unis et l’Iran travaillent sur une déclaration d’intention prévoyant une suspension des hostilités de 60 jours. En contrepartie, le détroit d’Ormuz serait temporairement rouvert, le blocus américain allégé et certains avoirs iraniens dégelés.

Toutefois, la tension reste palpable : le commandement américain (CENTCOM) a mené des frappes lundi soir près du port stratégique de Bandar Abbas contre des navires iraniens soupçonnés de poser des mines. Malgré ce regain de tension, les analystes estiment que le processus diplomatique n’est pas menacé.

La situation se détériore fortement en Europe de l’Est. Après l’utilisation par Moscou d’un nouveau missile balistique intercontinental Oreshnik sur Kiev, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a exhorté son homologue américain Marco Rubio à évacuer les diplomates et civils américains de la capitale ukrainienne, prédisant des frappes massives imminentes. En riposte, les observateurs s’attendent à de nouvelles attaques de drones ukrainiens ciblées sur les infrastructures énergétiques russes.

La situation fondamentale reste neutre. Si l’espoir d’un accord a fait dégonfler la prime de risque géopolitique, de nombreux experts incitent à la prudence. Le blocus d’Ormuz dure depuis plus de quatre mois, maintenant les réserves mondiales à des niveaux historiquement bas. Les flux ne reprendront pas instantanément en cas de signature. Le marché puise quotidiennement environ 10 millions de barils dans des stocks commerciaux déjà sous pression , ce qui fait craindre à certains analystes un violent choc haussier en juillet si aucun baril ne transite rapidement.

Les fortes baisses enregistrées à Londres et New York durant le week-end prolongé vont se répercuter sur le marché intérieur matin et par conséquent faire baisser les prix du mazout.