La semaine se termine dans une dynamique haussière, portée par un choc d’offre physique qui prend désormais le pas sur les annonces diplomatiques. Malgré la prolongation de la trêve au Liban, le Brent s’établit au-dessus des 105 dollars, son plus haut niveau depuis début avril.
Donald Trump a annoncé hier la prolongation pour trois semaines du cessez-le-feu entre Israël et le Liban, qui devait initialement expirer dimanche. Si cette nouvelle apporte un soulagement humanitaire, elle ne débloque en rien le dossier iranien. Téhéran refuse toujours de reprendre les négociations tant que le blocus maritime américain n’est pas levé, qualifiant la situation de violation flagrante de la trêve. En conséquence, le détroit d’Ormuz reste verrouillé, le président du Parlement iranien ayant affirmé qu’une réouverture était impossible dans ces conditions.
Les analystes soulignent que la hausse actuelle des prix n’est plus seulement liée à une prime de risque géopolitique, mais à une raréfaction concrète des barils. Les saisies de tankers iraniens en Asie par les États-Unis et le maintien du blocage d’Ormuz vident les stocks mondiaux. À cela s’ajoute une nouvelle tension sur l’offre russe : une attaque de drones ukrainiens a touché une station de pompage stratégique alimentant le port d’exportation de Primorsk, renforçant les craintes sur les flux provenant de l’Est.
Le ton se durcit à Washington. Donald Trump a suggéré que l’Iran profitait de la trêve pour reconstituer ses stocks d’armes, tout en affirmant que l’armée américaine pourrait rayer le pays de la carte en un jour. Cette déclaration incite les investisseurs à maintenir des positions acheteuses en prévision d’une possible reprise généralisée du conflit.
La hausse ne faiblit pas donc pas. La progression constante des cours boursiers hier et ce matin se traduit par un nouveau renchérissement du mazout aujourd’hui.

