Info Mazout du 23 juin

La glissade des cours pétroliers s’accélère nettement ce mardi 23 juin. Les États-Unis ont créé la surprise en annonçant un allègement temporaire des sanctions économiques contre le secteur pétrolier iranien, une décision qui lève les freins aux exportations et amplifie la baisse des prix du mazout en Suisse.

Saluant le tournant constructif des discussions au Bürgenstock, le gouvernement américain a décrété une exemption de sanctions de 60 jours pour le secteur énergétique iranien. Téhéran est donc officiellement autorisé à vendre son brut et ses produits raffinés pendant toute la durée prévue des négociations de paix.

Le marché physique réagit immédiatement : l’Iran a déjà expédié plus de 30 millions de barils la semaine dernière, et le trafic de supertankers s’intensifie à Ormuz. Si des divergences de fond subsistent (notamment sur l’accès de l’IAEA aux sites nucléaires iraniens), la structure de marché s’inverse. La forte prime de risque s’effondre pour laisser place à un marché équilibré, voire en léger surplus sur les variétés de brut du Moyen-Orient, signe que la pénurie aiguë s’éloigne.

Pendant que le Golfe régularise ses flux, d’autres pays exportateurs ont profité de l’engorgement pour saturer le marché. La Libye a vu sa production grimper à un sommet inédit depuis plusieurs années, tandis que les importations indiennes de brut russe frôlent des records historiques. Ce trop-plein de barils concurrents accentue la pression baissière sur les terminaux européens.

Le statut fondamental global s’établit fermement à neutre-baissier. L’injection immédiate de volumes iraniens sur le marché international l’emporte sur le scepticisme persistant des analystes, qui redoutent toujours la volatilité de l’administration Trump à moyen terme.

L’effet combiné de la baisse de lundi soir et du recul de ce matin se traduit baisse notable des prix du mazout.