Pour la première fois depuis le début du mois de mars, le baril de Brent a clôturé sous le seuil psychologique majeur des 80 dollars.
Le ministère suisse des Affaires étrangères a confirmé que la signature officielle du protocole d’accord historique entre Washington et Téhéran aura lieu ce vendredi au Bürgenstock, près de Lucerne. En attendant ce dénouement, le marché bascule d’un extrême à l’autre.
Quelques points de friction persistent, notamment l’exigence de l’Iran d’un retrait total d’Israël du Liban pour pérenniser l’accord, ce qui a poussé Donald Trump à inciter Benjamin Netanjahu à la retenue. De plus, HSBC rappelle que la réouverture d’Ormuz sera progressive, les armateurs refusant de rediriger leurs flottes sans certitudes absolues. Néanmoins, la dynamique de désescalade est désormais bien ancrée.
Selon les données de l’API publiées cette nuit, les stocks de brut aux États-Unis ont chuté de 8,3 millions de barils la semaine dernière, un recul bien plus marqué que les prévisions (-3,5 millions). À Cushing, le terminal de livraison du WTI, les réserves frôlent la barre critique des 20 millions de barils, un seuil qui pose des questions opérationnelles pour le bon fonctionnement du hub. Le marché attend le rapport officiel du DOE cet après-midi pour confirmation.
La tendance fondamentale reste neutre. Le soulagement géopolitique pousse les prix vers le bas, mais les traders observent une pause technique avant une journée chargée : la publication du rapport mensuel de l’AIE ce matin et, surtout, la réunion de la Fed ce soir. Les commentaires attendus du nouveau président de la banque centrale américaine, Kevin Warsh, pourraient fortifier le dollar et accentuer la pression sur le brut.
La baisse des prix du mazout en Suisse ne s’interrompt pas. On s’attend ce matin à un nouveau repli des prix par rapport à la matinée de mardi.

