Après l’euphorie historique de la veille, le marché pétrolier entre dans une phase de prudence ce mardi. Si l’accord de paix préliminaire entre Washington et Téhéran reste l’événement central, les analystes estiment toujours que le retour à la normale dans le détroit d’Ormuz sera long et semé d’embûches logistiques.
Bien que l’accord-cadre prévoie la fin des hostilités un bras de fer diplomatique commence déjà sur les conditions de passage. Donald Trump a affirmé depuis le sommet du G7 que de nombreuses voies navigables étaient déjà sécurisées et qu’aucune taxe ne serait prélevée, contredisant directement Téhéran qui prévoit de maintenir un système de péage après une période de grâce de 60 jours.
De plus, les compagnies maritimes et les assureurs exigent des garanties de sécurité strictes avant de renvoyer les équipages dans le Golfe. Les experts rappellent que le déminage complet de la zone et la réhabilitation des infrastructures endommagées par les drones prendront du temps.
Les banques et experts revoient leurs calendriers et s’accordent à dire que les volumes d’avant-guerre ne seront pas retrouvés en quelques semaines. Certains estiment qu’un retour au niveau initial ne pourra pas intervenir avant la fin juillet, tandis que d’autres se montre plus progressif en anticipant un rétablissement de 50 % de la production d’ici septembre et 80 % d’ici décembre.
Nous passons désormais à une tendance globale neutre. Le soulagement lié à la désescalade est désormais contrebalancé par la réalité logistique. Tant que le protocole d’accord n’aura pas été officiellement signé ce vendredi en Suisse et que ses détails ne seront pas publiés, le marché reste en attente.
Pour le marché intérieur suisse, la tendance reste orientée à la baisse, mais à un rythme beaucoup plus contrôlé que la veille. La chute initiale du Gasoil maintient une pression baissière sur les prix du mazout.

