Le Brent a franchi la barre symbolique des 100 dollars, alors que les espoirs d’un apaisement dans le golfe Persique continuent de s’éloigner. Téhéran a durci son discours, affirmant que la période des « réponses modérées » était terminée et se disant prêt à faire face à un conflit prolongé avec les États-Unis. Dans le même temps, le trafic des pétroliers dans le détroit d’Ormuz reste très réduit, limitant fortement les volumes de pétrole pouvant quitter la région et maintenant les inquiétudes sur l’approvisionnement mondial.
Les dernières données américaines donnent en revanche des indications plus contrastées. Les estimations de l’American Petroleum Institute (API) montrent peu de changement dans les stocks de pétrole brut et une remontée des réserves de diesel et de mazout. L’Agence américaine d’information sur l’énergie (EIA) continue toutefois d’anticiper un marché pétrolier tendu et a relevé ses prévisions de prix. Les chiffres officiels du Département américain de l’Énergie (DOE), ainsi que le rapport mensuel de l’OPEP, sont attendus plus tard dans la journée.
En Suisse, la forte hausse enregistrée mercredi sur le contrat ICE Gasoil se répercute encore sur les prix de ce matin. Même si le contrat marque un léger recul ce jeudi après les sommets atteints la veille, son niveau reste élevé. Les prix indicatifs du mazout de chauffage enregistrent ainsi une légère par rapport à mercredi.

