Les marchés pétroliers restent très instables ce jeudi 1er octobre, partagés entre des signes d’apaisement diplomatique et des tensions persistantes sur le diesel et le mazout. Washington et Téhéran étudient, par l’intermédiaire du Qatar, un plan visant à rétablir progressivement la confiance et à sécuriser la navigation dans le détroit d’Ormuz. Aucun accord n’a encore été conclu, mais le redressement des exportations de pétrole depuis le golfe Persique et la reprise des chargements saoudiens à Yanbu contribuent à réduire les inquiétudes concernant l’approvisionnement en pétrole brut.
Aux États-Unis, les dernières données du Département de l’Énergie montrent une baisse des stocks d’essence, de diesel et de mazout, alors que la production de pétrole reste élevée. Cette diminution des réserves soutient les prix des carburants et explique en partie pourquoi le contrat ICE Gasoil reste élevé malgré la détente observée sur le pétrole brut. À cela s’ajoute la décision de la Russie de prolonger jusqu’à la fin octobre ses restrictions sur les exportations de diesel.
En Suisse, la forte remontée du contrat ICE Gasoil enregistrée mercredi se répercute sur les prix du mazout ce jeudi. Malgré d’importantes variations depuis ce matin, la référence européenne pour le diesel et le mazout reste à un niveau élevé. Les prix indicatifs du mazout de chauffage repartent ainsi nettement à la hausse par rapport à mercredi.

