Le marché pétrolier aborde cette fin de semaine sous une tension extrême, oscillant entre l’escalade militaire au Proche-Orient et la menace d’une intervention directe de la Maison Blanche sur les marchés financiers.
Face à l’envolée des prix, l’administration Trump envisage des mesures exceptionnelles. Le ministre de l’Intérieur, Doug Burgum, a évoqué une possible intervention sur les marchés à terme ainsi que le recours aux réserves stratégiques de pétrole (SPR) pour calmer la spéculation. Cette annonce a provoqué une légère accalmie ce vendredi matin, les traders craignant une action imprévisible de Washington.
Parallèlement, les États-Unis tentent de colmater les brèches dans l’approvisionnement mondial. Washington a accordé une dérogation exceptionnelle à l’Inde, l’autorisant temporairement à augmenter ses achats de pétrole russe. Cette décision vise à éviter un effondrement des raffineries indiennes, déjà contraintes de déclarer la force majeure sur leurs exportations faute de brut en provenance du Golfe.
Sur le terrain, la situation reste critique. Le conflit s’est étendu au Liban avec des échanges de tirs entre Israël et le Hezbollah. En Iran, un pétrolier américain aurait été pris pour cible. Les stocks des producteurs du Golfe arrivent à saturation, forçant l’Irak à envisager une réduction drastique de sa production à seulement 1 million de barils par jour si le détroit d’Ormuz reste bloqué. Goldman Sachs prévient que si le blocage perdure cinq semaines, le baril pourrait franchir les 100 dollars.
Bien que les cours internationaux marquent une légère pause ce matin suite aux menaces d’intervention de Trump, les prix du mazout affichent toujours un léger potentiel de hausse ce vendredi matin par rapport à jeudi matin, en raison de la prime de risque qui reste présente.

