La semaine se termine dans un climat de nervosité extrême. Après une journée de jeudi marquée par une volatilité spectaculaire où les prix ont bondi suite à un mouvement de panique avant de se replier les marchés tentent de se stabiliser ce vendredi matin.
L’attention reste focalisée sur Genève, où la troisième ronde de discussions indirectes entre Washington et Téhéran s’est achevée sans percée majeure, mais avec l’annonce de nouvelles discussions à Vienne dès lundi. Si l’espoir d’une solution diplomatique subsiste, les investisseurs restent sur le qui-vive : les États-Unis n’excluent toujours pas une intervention militaire ciblée pour freiner le programme nucléaire iranien. La menace d’une perturbation majeure dans le détroit d’Ormuz maintient une prime de risque élevée sur le baril.
En parallèle, le marché se tourne vers la réunion de l’OPEP+ prévue ce dimanche. L’alliance devrait en principe confirmer une augmentation progressive de sa production (environ 137 000 barils par jour) à partir d’avril. Bien que cette perspective soit théoriquement baissière, son impact pourrait être limité par les tensions persistantes au Proche-Orient.
Après avoir chuté hier soir, les cours internationaux remontent légèrement ce matin. En conséquence, les prix du mazout affichent une tendance à la hausse ce vendredi matin.

