Info Mazout du 26 mars

La confusion diplomatique reprend le dessus sur les marchés pétroliers ce jeudi. Alors que l’espoir d’une trêve avait brièvement calmé les esprits, les discours contradictoires entre Washington et Téhéran ainsi que de nouvelles tensions logistiques propulsent à nouveau les cours vers le haut, le Brent s’installant solidement au-dessus des 104 dollars.

L’incertitude est totale concernant l’existence de négociations réelles. Si Donald Trump affirme que Téhéran veut désespérément un accord, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a fermement démenti toute discussion, qualifiant l’idée même de négocier de « confession de défaite ». Téhéran pose des conditions drastiques pour tout arrêt des hostilités : fin des assassinats ciblés de ses dirigeants, réparations de guerre et maintien du contrôle iranien sur le détroit d’Ormuz.

Le Parlement iranien travaille sur un projet de loi visant à légaliser la perception de frais de passage pour les navires souhaitant traverser le détroit d’Ormuz. Cette pratique, déjà observée de manière informelle ces derniers jours, constituerait une violation flagrante du droit international sur la liberté de navigation. Pour les armateurs, le dilemme est de taille : payer pour libérer les équipages et cargaisons bloqués, au risque de violer les sanctions internationales et de créer un précédent dangereux.

Au-delà de la géopolitique, des facteurs concrets pèsent sur l’offre. La production irakienne a été réduite à seulement 800 000 barils par jour suite aux récents combats, et un incendie a touché un terminal pétrolier russe en mer Baltique. Bien que les stocks américains (DOE) aient affiché une hausse hier, ces données sont totalement éclipsées par la crainte d’un enlisement durable du conflit au Moyen-Orient.

Pour le marché intérieur la tendance s’inverse après la détente du début de semaine. Ce jeudi matin, les prix du mazout repartent à la hausse avec une augmentation attendue par rapport aux niveaux de mercredi.