La nouvelle semaine s’ouvre sous une pression haussière marquée, alors qu’une vague de froid extrême frappe simultanément les États-Unis et l’Europe. Ce choc climatique, qui éclipse pour l’instant les autres facteurs de marché, a provoqué des interruptions de production au Texas et en Oklahoma, tout en faisant bondir la consommation de chauffage. En Europe, les stocks de gaz s’épuisent à une vitesse record, tombant sous la barre des 50 %, ce qui renforce la nervosité des investisseurs sur l’ensemble du secteur énergétique.
À ces contraintes climatiques s’ajoute un climat géopolitique toujours mouvementé. Bien que la menace d’un conflit douanier avec l’Europe semble s’éloigner, Donald Trump a relancé les tensions au Moyen-Orient. Ses propos sur l’envoi d’une « armada » navale vers le Golfe Persique pour surveiller l’Iran ont immédiatement mis sout tension sur les cours du brut. Si le terminal kazakh de CPC a repris ses activités normales après des réparations, la production du champ géant de Tengiz reste limité par un cas de force majeure, limitant davantage l’offre disponible à court terme.
Cette combinaison de facteurs soutient une tendance plutôt haussière pour les prix du mazout ce lundi matin. Pour la suite, le marché reste suspendu aux prévisions météorologiques et aux prochaines annonces diplomatiques en provenance de Washington.

