La journée de jeudi s’annonce décisive pour les marchés pétroliers, alors que les regards sont braqués sur Genève pour la suite des discussions indirectes entre Washington et Téhéran. Dans l’attente d’un signal clair, les cours cherchent leur direction ce matin, tiraillés entre des statistiques américaines pesantes et une tension géopolitique qui ne faiblit pas.
Hier, les chiffres officiels du ministère américain de l’Énergie (DOE) ont confirmé une hausse massive des stocks de brut aux États-Unis (+12,4 millions de barils), la plus importante depuis 2023. En temps normal, une telle offre excédentaire ferait plonger les prix, mais la menace d’un conflit armé au Proche-Orient sert de filet de sécurité.
Signe de l’inquiétude ambiante, les pays voisins de l’Iran se préparent au pire. L’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et l’Irak ont nettement augmenté leurs exportations et leur production ce mois-ci, cherchant à stocker un maximum de brut hors de portée d’une éventuelle fermeture du détroit d’Ormuz. En cas d’échec des négociations aujourd’hui, le risque d’un raid militaire américain contre les installations iraniennes redeviendrait immédiat, ce qui pourrait propulser les cours du brut au-delà des 70 dollars à court terme.
Pour l’instant la situation reste stable et par conséquent les prix du mazout affichent une tendance à l’équilibre, voire une très légère baisse ce jeudi matin.

