Un vent de diplomatie souffle sur les marchés pétroliers ce mercredi, même si la prudence reste de mise. Pour la première fois depuis le début du conflit, un véritable espoir de désescalade pèse sur les cours, ramenant le Brent autour des 100 dollars et le WTI sous la barre des 90 dollars.
L’annonce d’un plan de paix proposé par les États-Unis et transmis à Téhéran par l’intermédiaire du Pakistan a changé la donne. Ce projet inclurait une trêve d’un mois, le démantèlement du programme nucléaire iranien et, surtout, la réouverture du détroit d’Ormuz. Donald Trump a même évoqué une concession de l’Iran concernant l’énergie. Si Téhéran qualifie officiellement ces informations de « Fake News », l’ouverture de canaux diplomatiques semble se confirmer, ce qui incite les investisseurs à réduire la prime de risque géopolitique.
Malgré cet optimisme diplomatique, la réalité militaire reste volatile. Téhéran a rapporté de nouvelles frappes sur une installation de gaz et un pipeline mardi, tandis que les États-Unis s’apprêtent à déployer 3 000 soldats supplémentaires en renfort dans la région. Le marché oscille donc entre l’espoir d’un cessez-le-feu et la crainte que les négociations n’échouent face à l’intransigeance iranienne, qui contrôlent toujours fermement le détroit d’Ormuz.
Sur le plan technique, la fédération API a rapporté une hausse inattendue des stocks de brut aux États-Unis (+2,3 millions de barils) ainsi qu’une progression des produits raffinés. Si ces chiffres sont confirmés par le rapport officiel du DOE cet après-midi, ils pourraient accentuer la pression baissière sur les cours, même si les fondamentaux de la guerre au Proche-Orient restent le moteur principal des prix.
Dans le sillage du recul des cours mondiaux hier soir, les prix du mazout affichent une tendance baissière ce matin.

