Après avoir connu de véritables « montagnes russes » hier, les cours cherchent à se stabiliser tout en gardant une tendance haussière, le Brent repassant au-dessus des 102 dollars après être brièvement tombé sous la barre des 100 dollars lundi.
Lundi, un simple message du président américain sur les réseaux sociaux a provoqué une chute brutale des cours. En annonçant le report de cinq jours de ses menaces d’attaques contre les infrastructures iraniennes pour laisser place à la diplomatie, Donald Trump a temporairement atténuer la la prime de risque. Cependant, ce répit a été de courte durée puisque l’Iran a nié toute négociation et a rapporté ce mardi des attaques sur deux de ses installations énergétiques à Isfahan et Khorramshahr. Ces informations contradictoires maintiennent une volatilité extrême.
Le Département de l’Énergie américain (DOE) a concrétisé la première phase de l’action coordonnée avec l’AIE en attribuant 45,22 millions de barils de brut à huit entreprises (dont Shell, Trafigura et BP). Bien que cette quantité soit inférieure aux 86 millions initialement prévus pour cette tranche, ces barils devraient arriver sur le marché en avril et mai. L’objectif est clair : injecter du physique pour contrer la paralysie du détroit d’Ormuz, même si l’AIE martèle que cela ne reste qu’une solution de secours temporaire.
Si les analystes voient dans le report de l’ultimatum américain un signe positif, ils rappellent que le détroit d’Ormuz est loin d’être sécurisé. La pression monte également du côté de l’Arabie saoudite et des Émirats, dont l’agacement face aux agissements de Téhéran pourrait les pousser à sortir de leur réserve. Dans ce contexte, les experts estiment que le Brent pourrait encore atteindre les 150 dollars si la navigation ne revient pas à la normale d’ici fin avril.
La chute des cours enregistrée lundi après-midi permet aux prix du mazout de baisser nettement ce matin, même si la volatilité reste très élevée.

