La semaine s’achève sur une note contrastée, après une séance marquée par une nette correction des prix hier. Alors que l’apaisement des tensions commerciales entre les États-Unis et l’Europe sur le dossier du Groenland avait d’abord rassuré, l’attention s’est brutalement déplacée vers l’abondance de l’offre. Les derniers chiffres officiels américains (DOE) ont révélé une hausse massive et inattendue des stocks de brut et d’essence, confirmant que le marché est actuellement largement saturé.
Cependant, cette tendance baissière a été freinée hier soir par de nouvelles déclarations de Donald Trump à Davos. Le président américain a de nouveau durci le ton envers l’Iran, évoquant l’envoi d’une importante flotte navale vers le Golfe Persique en réponse à la situation politique à Téhéran. Ce regain de tension géopolitique a immédiatement impacté les cours, limitant ainsi la chute des prix provoquée par les stocks excédentaires.
Ce vendredi matin, les prix du mazout suivent une tendance désormais baissière. Le recul marqué de la veille sur les marchés internationaux permet d’effacer une partie des hausses de la semaine. Toutefois, le marché reste sur le qui-vive : entre une offre mondiale largement excessive et une situation au Moyen-Orient qui peut s’enflammer à tout moment, les prix vont rester volatils ces prochains jours.

