Info Mazout du 18 février

Les marchés pétroliers ont joué aux montagnes russes hier, portés par un flux incessant d’informations contradictoires. Après avoir grimpé suite à une fermeture temporaire du détroit d’Ormuz par l’Iran pour des exercices militaires, les cours ont brutalement chuté en fin de journée. Ce revirement s’explique par les premiers échos des discussions à Genève entre Washington et Téhéran, qualifiées de « constructives ».

Toutefois, la prudence reste de mise. Si le dialogue est ouvert, un accord final semble encore lointain et les tensions subsistent en arrière-plan. Parallèlement, les discussions sur le conflit ukrainien se poursuivent également en Suisse, sans avancée concrète pour le moment. Un autre dossier brûlant s’invite dans l’actualité : le gouvernement américain menace de quitter l’Agence Internationale de l’Énergie (AIE), jugeant ses prévisions trop axées sur le climat et pas assez sur la sécurité pétrolière.

Côté statistiques, le calendrier est décalé cette semaine suite au jour férié de lundi aux États-Unis. Les premières estimations des stocks américains (API) ne seront publiées que ce soir, suivies par les chiffres officiels demain. Les analystes tablent sur une hausse des réserves de brut, ce qui pourrait maintenir une pression sur les prix.

Malgré les fortes variations de la veille, les prix du mazout affichent plutôt une tendance à la stabilité ce mercredi matin.