Le marché pétrolier est secoué par une nouvelle vague de panique ce jeudi. Alors que l’on espérait une détente, les prix repartent violemment à la hausse : le baril de Brent flirte à nouveau avec la barre symbolique des 100 dollars, balayant l’éphémère accalmie du début de semaine.
Téhéran a intensifié ses attaques en ciblant directement des navires en dehors du détroit d’Ormuz. Deux pétroliers ont été incendiés dans les eaux irakiennes et le ton monte encore d’un cran : le commandement militaire iranien a prévenu les États-Unis que le baril pourrait atteindre 200 dollars si la sécurité régionale n’était pas rétablie. Cette stratégie vise clairement à provoquer un choc économique mondial massif.
Signe d’une extension inquiétante du conflit, l’Oman a ordonné l’évacuation préventive de son terminal pétrolier majeur, Mina Al Fahal. Jusqu’ici, ce port servait de porte de sortie alternative car il se situe en dehors du détroit d’Ormuz. Sa fermeture potentielle, après des attaques de drones sur d’autres ports omanais, ferme l’une des dernières voies d’exportation sécurisées de la région, isolant encore davantage les approvisionnements du Golfe.
L’AIE a validé la libération de 400 millions de barils issus des réserves de secours (dont 172 millions fournis par les États-Unis). Mais contre toute attente, le marché a ignoré cette annonce. Les investisseurs estiment que ces réserves ne suffiront pas à compenser une paralysie durable de la région, surtout si les infrastructures de transport sont physiquement détruites.
Le répit de mardi est déjà terminé. En raison de ce regain de tension extrême et de l’envolée des cours internationaux, les prix du mazout affichent une hausse significative ce jeudi matin.

