Le marché pétrolier reste extrêmement volatil ce mercredi, tiraillé entre la réalité physique du manque de brut et la volonté politique de calmer les prix.
Pour contrer l’envolée des cours, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) envisage la plus grande libération de ses réserves stratégiques de son histoire. Ce plan d’urgence pourrait dépasser les 182 millions de barils injectés en 2022. Cette annonce agit comme une soupape de sécurité pour les marchés, même si les experts préviennent qu’il s’agit d’une solution temporaire qui ne règle pas le blocage du détroit d’Ormuz.
Par ailleurs, des signaux contradictoires sur l’offre sont présents. D’un côté, les stocks américains (API) ont chuté plus que prévu cette semaine, signalant un marché très tendu. De l’autre, le rapport mensuel de l’EIA (l’agence de statistique américaine) publié hier est nettement plus alarmant, révisant à la hausse les prévisions de prix et confirmant que la production mondiale a chuté de plus de 6 % à cause du conflit. Dans le Golfe, la confusion règne : Washington a brièvement annoncé avoir escorté un pétrolier avant de se rétracter, illustrant le brouillard de guerre qui entoure la navigation dans la région.
Les déclarations de Donald Trump sur une fin de conflit « très proche » continuent de peser sur les cours, mais la prudence reste de mise. Si les prix ont reculé par rapport aux sommets de lundi, le manque de dialogue réel entre Washington et Téhéran ainsi que l’extension des opérations militaires suggèrent que la crise est loin d’être terminée.
Ce matin, la situation se détend légèrement. Après les fortes baisses enregistrées hier soir, les prix du mazout restent stables en ce début de journée. Toutefois, la volatilité reste bien présente et chaque nouvelle annonce peut inverser la tendance en quelques minutes.

